Expression politique

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Tribune - Majorité municipale Romans !

Combien faudra-t-il d’attaques terroristes pour que la République réagisse ?

Le 3 janvier à Villejuif, le 4 avril à Romans-sur-Isère, le 27 avril à Colombes, le 25 septembre à Paris, le 17 octobre à Conflans-Sainte-Honorine, le 29 octobre à Nice.
Depuis le début de l’année, nous en sommes au 6e « attentat terroriste islamiste caractérisé » perpétré par des hommes seuls.
À chaque fois, ce sont des familles qui sont brisées et toute une Nation qui est traumatisée ;
À chaque fois les mêmes hommages, les mêmes rassemblements pour dénoncer l’horreur ;
À chaque fois les mêmes déclarations émues des responsables politiques, des membres du gouvernement et du Président de la République ;
À chaque fois, des promesses de mesures fortes à grand renfort de « plus jamais ça ».
Et à chaque fois, malheureusement, rien ne se passe, ou si peu, comme une insulte faite à la mémoire de celles et ceux qui ont été emportés par cette folie meurtrière.
Les mots et les belles déclarations ne suffisent plus. Place aux actes !
En tant que Maire de Romans-sur-Isère, au lendemain de l’attaque du 4 avril au cours de laquelle nous avons perdu 2 des nôtres sous les coups d’un réfugié soudanais, j’avais interpellé les autorités au sujet de ces individus qui arrivent dans une ville, sont logés par l’intermédiaire d’associations, sans jamais que le Maire n’en soit informé. Depuis, la situation n’a guère évolué et les problématiques liées à la présence de ces réfugiés sur nos territoires n’ont en rien été réglées.
En tant que Maire de Romans-sur-Isère, pendant le confinement, j’avais interpellé les autorités au sujet des mineurs non accompagnés (MNA) qui sont pris en charge au niveau départemental. Ils sont eux aussi logés par l’intermédiaire d’associations et ont été totalement livrés à eux-mêmes tout au long du confinement avec les risques qui en découlent. Je n’ai jamais obtenu de réponse et, le 25 septembre, l’un d’eux passait à l’acte à Paris. Plus précisément, l’individu concerné, d'origine pakistanaise, était, jusqu'au mois d'août 2020, pris en charge depuis 3 ans au titre de mineur non accompagné (MNA), alors qu'il était en réalité âgé de 25 ans. Le Département du Val d’Oise avait initialement refusé de le prendre en charge mais y avait finalement été contraint par une décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise.
En tant que Maire de Romans-sur-Isère, au lendemain des attentats de Charlie Hebdo en novembre 2015, j’avais fait 10 propositions pour mieux associer les maires à la lutte antiterroriste. Parmi elles, je proposais d’intégrer davantage les maires au renseignement territorial français (ex-RG). Concrètement, cela impliquerait d’informer les maires de la présence de fichés S sur le territoire communal. Cinq ans après, je n’ai toujours pas été entendue et nous sommes de nombreux élus à demander une plus grande transparence en la matière.
A l’heure où la menace terroriste a rarement été aussi forte et surtout imprévisible, des réponses à ces questions doivent être apportées et des solutions concrètes trouvées.
A l’heure où la riposte républicaine doit s’organiser contre la prolifération de l’islam radical, les Maires, qui sont en 1ère ligne de notre République, doivent avoir un rôle à jouer. Encore faut-il qu’ils en aient les moyens. Oui, il est plus que temps d’agir. Il n’est plus temps de palabrer.
Marie-Hélène Thoraval et la majorité municipale « Romans ! »

 

Tribune - Opposition municipale Passionnément Romans

Crise sanitaire, des actes ?

Devant l’ampleur de la crise Covid-19 qui met à nouveau en tension nos services hospitaliers et la médecine de ville, un confinement généralisé de notre pays est à nouveau instauré. Des mesures nationales d’accompagnement sociales, sanitaires et économiques sont misent en place par l’Etat mais chaque territoire doit s’engager pour accompagner les plus fragiles : riverains, commerçants, associations... et participer à la limitation de la propagation de l’épidémie. Si pendant les élections municipales Mme le Maire s’était illustrée par des actions relevant plus de la communication
électorale que de la volonté d’être aux côtés des Romanais, (comme par exemple asperger les trottoirs de la ville d’une solution toxique) force est de
constater que depuis le premier confinement à ce jour peu de décisions n’ont été apportées. Quelles mesures ont été prises pour soutenir les associations pourtant exemplaires pendant cette crise et qui oeuvrent quotidiennement contre la précarité ? Quelles mesures contre le décrochage scolaire et la précarité numérique ? Quelles mesures pour protéger et soutenir nos aînés contraints de limiter leur déplacement ? Quelles mesures pour éviter la propagation du virus sur la ville et notamment durant les événements festifs ? La suppression de la taxe terrasse et l’autorisation de son agrandissement nous semblent largement insuffisantes pour répondre aux difficultés croissantes de l’ensemble de l’activité commerciale toute confondue. Ces « mesurettes » ne sont pas à la hauteur de cette nouvelle épreuve. La Mairie doit nécessairement prendre sa part. Nous lui demandons de prendre les décisions urgentes qui s’imposent afin d’anticiper et d’accompagner nos concitoyens. La solidarité municipale doit peser dans tous les choix politiques. C’est la raison pour laquelle, nous demandons qu’il soit envisagé la création d’une enveloppe budgétaire exceptionnelle COVID, que des appareils de désinfection de l’air soient installés dans les écoles, que des masques soient donnés aux enfants de plus de 6 ans, que les commerçants désirant mettre en place une logistique de « drive » soit soutenus… Il va de soi que le groupe d’opposition Passionnément Romans se tient à la disposition de la majorité municipale pour participer et faire des propositions nécessaires face à cette grave crise sanitaire, économique et sociale.
Nous apportons tout notre soutien aux personnels soignants et appelons tout à chacun au respect des mesures sanitaires pour sauver des vies.
(texte écrit le 29/10/2020)
Thomas Huriez, Isabelle Pagani, Joseph Guinard, Rachida Khiati, Alain Villard, Yasmina Boyadjian, Jean-François Bossanne, Magda Bertrand,
Valentin Robert